Conversion de nombreux Juifs

Publié le par estaran

GEJ11 C37
Conversion de nombreux Juifs

 

1. Quand ce fut fait. Lazare Me reconnut aussitôt et courut à Moi, puis, s'agenouillant devant Moi, s'écria : Mon Seigneur, mon Dieu !

2. Je le relevai, le pressai contre Mon cœur et lui dis : « Lazare, grâce à Moi, tu as vaincu la mort, mais fais en sorte de le pouvoir également sans Mon aide : car l'homme n'est véritablement libéré de tous les liens de la mort que lorsque, de lui-même, il arrache Ma force pour la faire sienne, et qu'il sort ainsi en vainqueur et en maître du tombeau où son âme sommeillait ! - A présent, rentre chez toi et restaure-toi, afin que ton corps reprenne des forces pour sa vie terrestre »

3. Lazare ne dit plus rien, mais salua en silence et s'en fut à pas lents vers la maison, soutenu par ses sœurs et enveloppé de ses linges funéraires.

4. Cependant, tous ceux qui avaient assisté à cette scène étaient si saisis de stupeur qu'ils mirent longtemps à retrouver les mots pour exprimer cela.

5. Les Juifs qui avaient tout d'abord émis des doutes sur Mon pouvoir miraculeux, surtout, Me jetaient à présent des regards timides et craintifs, si bien que Je leur dis : « Me craignez-vous parce que vous voyez que Je commande à la mort ? Ne voyez-vous pas que Je suis le Maître de la vie ! Si vous redoutez celui-là, que serait-ce donc si vous appreniez que la mort M'accompagne ?! N'avez-vous pas toutes les raisons de vous réjouir ? Pourquoi hésitez-vous ? »

6. L'un d'eux, celui qui avait déjà parlé pour les autres auparavant, répondit : « Seigneur, à présent, nous voyons tout à fait clairement que toute la puissance de Dieu s'est vraiment incarnée en Toi : et si nous comprenons cela, ne pouvons-nous pas être angoissés de nous tenir devant Celui dont le souffle nous a donné la vie, et qui pourrait nous anéantir d'un autre souffle à cause de nos nombreux péchés ? Car nous venons enfin de comprendre, à présent que Tu nous as permis de voir de nos yeux les œuvres de Ta puissance, combien nous sommes misérables devant Toi, et nos œuvres inutiles ! Ainsi, nous tremblons, parce que nous ne savons comment continuer à vivre devant Toi ! »

7. Je dis : « Si Dieu n'avait d'autre qualité que la justice, en vérité, vous ne pourriez survivre devant Moi - pas plus que tous ceux-là ; car il n'est pas un de vos cheveux qui ne soit voué au péché, donc à la destruction ! Mais l'amour, la douceur et la miséricorde de Dieu sont aussi infinis que l'univers tout entier, et c'est pourquoi Il n'oublie jamais aucune de Ses créatures, même la plus humble de toutes.

8. Et Il veut être pour vous tous un Père plein d'amour - non un Dieu dont la colère vous fait trembler. Le Dieu de vengeance ne vit que dans votre imagination. Vous L'avez fait ainsi parce que les Juifs ne pouvaient vénérer qu'un Dieu sévère et avide de vengeance, et c'est aussi pourquoi ils ont accordé tant d'importance à tous ces châtiments divins, qui, en vérité, n'ont jamais été des jugements de Dieu, mais seulement l'effet de la méchanceté, de la stupidité et de l'obstination des hommes.

9. Or, Je suis le Père Lui-même, venu ici-bas sous une forme humaine pour témoigner aux hommes Son très grand amour et leur ouvrir les portes de la vie qu'ils avaient eux-mêmes verrouillées. Qu'avez-vous donc à craindre quand vous Me voyez briser les portes de la mort afin que la vie puisse entrer et couler à flots ?

10. Le porte-parole, désormais plein de confiance, s'approcha et dit : « Seigneur, à présent, nous n'avons plus peur ! Si Tu nous acceptais, nous voudrions rester toujours près de Toi ! »

11. Je dis : « Avez-vous jamais entendu dire que J'aie repoussé quelqu'un qui voulait venir à Moi ? – Oui, venez tous, que Je vous fortifie et vous délivre tout à fait des liens de la mort ! »

12. A ces mots, tous ceux qui avaient tant hésité accoururent, et chacun cherchait à prendre Ma main ou à toucher Mon vêtement. Tous avaient les larmes aux yeux, car Mon esprit d'amour entrait en eux avec force, leur inspirant à Mon égard une ardeur passionnée.

13. Puis Je les exhortai à se reprendre et à Me suivre jusqu'à la maison de Lazare. Entre temps, Lazare était entré chez lui. où sa nombreuse domesticité l'avait d'abord considéré avec une stupeur craintive, le prenant pour un spectre : mais, après les explications des deux sœurs, ce furent de grands cris de joie, car Lazare était un homme très juste, aimé de tous dans sa maison. Or, sa mort mettait en grand péril la pérennité de son bien, puisque, comme on l'a mentionné, il ne laissait aucun héritier mâle ; aussi les nombreux ouvriers, servantes et domestiques qui travaillaient sur son domaine étaient-ils fort inquiets de savoir comment ils gagneraient leur vie, et surtout qui serait leur nouveau maître. Et cette inquiétude devenait soudain inutile, aussi se réjouissaient-ils doublement, du retour de Lazare et de leurs propres espérances retrouvées.

14. On imagine sans peine que lorsque J'entrai dans la maison après ces premiers transports de joie, Je fus assailli de tous côtés et salué comme Celui qui les avait sauvés d'une grande détresse. Je reçus très amicalement les protestations de gratitude de tous ces gens littéralement ivres de joie, puis les exhortai à offrir leur gratitude au Seigneur et à Lui rendre grâce d'avoir accompli avec le Fils de l'homme de si grandes choses. Il Me fallait encore parler ainsi, parce que beaucoup n'étaient pas encore prêts à entendre que J'étais Moi-même le Seigneur à qui devait aller leur gratitude.

15. Lazare, qui, entre-temps, s'était fortifié en mangeant et en buvant, et se trouvait à présent aussi frais et dispos que jamais, fit alors préparer un grand festin, car c'était la coutume juive pour célébrer tous les événements heureux. M'ayant prié d'y assister avec les siens, il Me demanda s'il pouvait inviter également ceux de ses voisins qui n'étaient pas encore venus. J'y consentis volontiers, car c'était Ma volonté que cet événement fût connu aussi loin que possible, puisque c'était là le dernier et le plus grand coup de filet que Je lançais pour Mon royaume.

 

 

Publié dans LES JUIFS

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