GEJ10 De l'amour du Seigneur envers le peuple juif

Publié le par estaran



Chapitre 187

 

De l'amour du Seigneur envers le peuple juif

1: Je dis : << Mon ami, en cela, tu juges encore comme un aveugle ! Les Juifs étaient bien le peuple élu de Dieu ; mais se sont-ils conduits en sorte de devenir et de rester ce à quoi ils étaient destinés dès le temps d'Abraham ? Extérieurement, ils s'en tenaient certes strictement à la Loi et louaient Dieu des lèvres, mais leurs cœurs demeuraient endurcis et loin de Dieu.

2: Par la bouche de bien des prophètes et d'autres sages enseignants, ils ont reçu d'innombrables exhortations à bien se conduire envers Dieu ; mais ont-ils suivi le moins du monde ces avertissements ?

3: Ils se querellaient sans cesse entre eux et faisaient la guerre pour des biens matériels. Une fois, Je les en ai punis par l'épée du roi très païen Nabuchodonosor, qui les a emmenés captifs à Babylone, où Je les ai laissés languir pendant quarante longues années dans la misère, mais non pas sans prophètes ni maîtres.

4: Comme ils commençaient à s'amender, J'ai à nouveau permis qu'ils retournent dans leur pays et qu'ils y rebattissent la cité de Jérusalem et le Temple, et ils sont redevenus un peuple considéré.

5: Mais, à mesure que leur situation redevenait florissante, ils ont recommencé à M'oublier et n'ont plus écouté les prophètes et les maîtres, mais les ont persécutés et en ont lapidé plusieurs.

6: Voyant que le peuple juif recommençait à ne plus tenir compte de Mes avertissements, J'ai éveillé les Romains, qui sont venus avec une puissante armée et ont conquis non seulement la Terre promise, mais bien d'autres parties de l'Asie ; ils ont imposé des tétrarques aux Juifs comme à d'autres peuples, mais leur ont laissé leurs Écritures et leur culte divin.

7. Enfin, Je suis venu Moi-même. Bien des fois, Je suis allé à Jérusalem enseigner au Temple. Comme un père protège ses enfants, J'ai voulu prendre le peuple, comme une poule ses poussins, sous l'aile de Mon amour, de Ma force et de Ma sagesse. Mais qu'ont réussi à faire jusqu'ici Ma venue, Ma doctrine et Mes actes ? Rien, si ce n'est qu'on Me hait toujours plus chaque jour et qu'on Me

poursuit partout, cherchant pour de bon à tuer Mon corps - et les Juifs y parviendront sous peu, afin que le jugement dont les menace l'Écriture puisse s'accomplir.

8: L'Ancienne Alliance cessera d'être, comme le prophète Daniel l'annonçait déjà, et une Nouvelle Alliance sera fondée, sous laquelle tous les païens hériteront eux aussi du royaume de Dieu et le posséderont. Car les païens ont déjà conquis la Terre promise, mais ils n'y ont rien détruit ; mais, peu après Mon départ, les Romains la conquerront à nouveau et la détruiront si bien qu'il ne restera pas pierre sur pierre de toutes ses villes - sans en excepter Jérusalem -, et qu'au bout de peu de temps, on ne saura même plus dire avec certitude en quel lieu s'élevait telle ou telle ville.

9: Ai-Je donc eu tort de dire tout à l'heure que la lumière serait reprise aux Juifs et donnée aux païens ? Sinon, va convertir tous les Juifs, afin qu'ils croient en Moi, et Je veux bien arrêter pour eux le cours de ce dernier jugement, renouveler l'Ancienne Alliance et même la faire durer jusqu'à la fin des temps.

10: Mais prends bien garde à ce qui pourra t'arriver dans une telle entreprise ! Je te le dis : ce sera bien pire que pour ton maître Jean, qui prêchait dans le désert la pénitence pour le pardon des péchés, mais fut bientôt jeté en prison par Hérode, qui le fit ensuite décapiter à la demande de la femme adultère Hérodiade.

11: Crois-tu donc qu'il en irait autrement de toi si, en Mon nom, tu voulais aujourd'hui détourner du péché les orgueilleux notables juifs et leur reprochais leurs vices innombrables ?

12: Si tu considères cela d'un esprit tant soit peu lucide, tu devrais bien comprendre que la mesure des péchés de ce peuple est parvenue à son comble, comme celle des Hanochites au temps de Noé, et il s'en est suivi le Déluge, qui a englouti tous les ennemis de Dieu.

13: Les Juifs de Jérusalem sont-ils donc amis de Dieu, quand ils n'ont d'autre idée que de Me prendre et, en Moi, de tuer Dieu, leur Seigneur et leur Père ? Faut-il laisser subsister plus longtemps un tel peuple ?

14. Vois-tu, Je ne peux faire cela, à cause de tous les autres élus, et c'est pourquoi J'abrégerai fort le temps qui précédera la ruine de Jérusalem et de son peuple, et la venue de leur jugement ! »


Publié dans LES JUIFS

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