GEJ10 Un jugement de l'aubergiste sur les Juifs

Publié le par estaran



GEJ10 C232
Un jugement de l'aubergiste sur les Juifs

 

1. Alors, revenant à nous, l'aubergiste tomba à genoux devant Moi, disant « O noble ami des hommes, cela ne fait qu'une heure à peine que tu es chez moi, et me voici déjà ton débiteur ! Tu dois être un grand prophète chez les Juifs, mais ils ne te reconnaissent certainement pas ; car, à mon avis, les Juifs, surtout ceux des villes, sont les pires gens qui soient, et, autant que je sache, leurs prêtres surtout, qui sont extraordinairement arrogants, persécutent tous les grands hommes qui apparaissent parmi eux, et tiennent pour pécheur tout Juif ordinaire qui a affaire à un Romain ou à un Grec - mais ils ne méprisent pas l'or des Grecs et des Romains, je ne le sais que trop ! »

2. Je dis : « C'est pourquoi, lorsque tu M'as demandé d'où Je venais, Je t'ai répondu : d'en haut. Il est vrai que tu ne comprends pas encore cela, mais tu le comprendras bientôt ; quant à cette prêtrise garnie de fourrure de la plupart des villes et des bourgs de cette terre jadis si promise, c'est une engeance de serpents et de vipères qui n'est pas d'en haut, mais, Je te le dis, d'en bas ! Comprends-tu ce que veut dire "d'en bas" !? »

3. L'aubergiste : « Très cher ami, peut-être l'homme le plus remarquable qui ait jamais foulé le sol boueux de cette terre, je commence à y voir un peu plus clair tu es l'un des très grands prophètes de ton peuple ! Mais je te conseille en ami de ne pas te rendre à Jérusalem ; car, tu dois le savoir mieux que quiconque, la pire canaille de toute la terre, ce sont ces gens de Jérusalem avec leurs prêtres et leur tétrarque Hérode, dont nous ne pouvons comprendre, nous, Grecs, comment les Romains, par ailleurs si sages, ont pu lui donner à bail un royaume comme cette Judée.

4. Vois-tu, je suis Macédonien, et j'ai eu l'occasion de visiter la grande bibliothèque d'Alexandrie. Par la suite, j'ai choisi l'état militaire et ai fait diverses campagnes grandes et petites, jusqu'en Inde même, puis en Afrique jusqu'aux colonnes d'Hercule, et en Europe, si loin que j'ai failli rester gelé dans les glaces ; J'ai même parcouru la Bretagne, partant de la Gaule. Et pourtant, cher ami, je t'assure que je n'ai rencontré nulle part un peuple de chiens comme ceux de Jérusalem.

5. D'ici, un marcheur ordinaire peut atteindre en trois heures le rivage de la mer Morte. On dit de cette mer que, par la volonté du grand Dieu des Juifs et à la suite d'un immense tremblement de terre, elle a jadis englouti sous une pluie de feu venue du ciel dix villes avec bêtes et gens ; mais je parierais tout ce qu'on voudra que les malheureux engloutis sous la mer Morte ne pouvaient être pires que les gens arrogants et fiers de Jérusalem.

6. Si l'on faisaient descendre les dieux de l'Olympe, ou le grand Dieu des Juifs de son ciel, je gage que les habitants de Jérusalem lui pisseraient dessus et finiraient même par le lapider !

7. J'ai beau être un vieux guerrier, j'ai toujours été l'ami des grands hommes extraordinaires, même si, en vérité, je n'ai jamais vénéré particulièrement les dieux ; mais tout grand homme était pour moi une sorte de dieu.

8. A quoi pourrais-je donc comparer ces gens de Jérusalem ? Comme soldats, il n'y a pas pis, mais comme êtres humains, ils sont encore mille fois pires ! Tu me pardonneras donc sans doute si je n'ai pas eu de meilleures paroles pour les Juifs lors de ton arrivée. Car, avant de mieux te connaître, je te prenais toi aussi plus ou moins pour un habitant de Jérusalem ; mais tes paroles et tes actes m'ont prouvé que tu étais tout autre.

9. Nous sommes environ soixante-dix dans ce village, tous Grecs ! Un seul Juif possédait autrefois quelque chose ici, mais nous lui avons racheté sa part un assez bon prix, afin d'être tout à fait délivrés des Juifs dans notre petit village, et nous vivons désormais entre nous en bonne intelligence ; mais, tant que ce Juif était parmi nous, il s'y entendait à faire tout aller de travers.

10. Nous pratiquons l'élevage des brebis, des veaux et des porcs. Ce dernier est particulièrement prospère ici, à proximité du Jourdain, et il nous procure un bon revenu. Mais, pour protéger les porcs des bêtes de proie, nous avons aussi besoin d'un bon nombre de chiens de garde dits chiens à cochons. J'en possède moi-même quatorze - mais je t'assure, très noble et merveilleux ami, que le pire de mes chiens à cochons* vaut bien mieux que les gens de Jérusalem ! Je ne veux pas dire par là tous les habitants de cette ville - car il se peut bien qu'il y en ait parmi eux de bons et de nobles -, mais je n'ai encore jamais eu la chance d'en rencontrer de cette sorte, et c'est pourquoi je te mets en garde, moi qui suis un homme d'expérience, contre Jérusalem et ses habitants. »

11. Je dis : « Nous en reparlerons demain, et, Je te le dis, tu n'as pas tort ; mais la caravane que Je t'ai annoncée va arriver, et tu dois t'occuper d'elle. »

 

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