GEJ11 Le Seigneur est reçu chez Raël

Publié le par estaran

GEJ11 C19
Le Seigneur est reçu chez Raël

 

1. Le lendemain, à leur réveil, ils se sentirent tous bien fortifiés : cependant, ils étaient frappés d'éprouver en eux le sentiment d'une certaine vacuité de l'âme et d'une indépendance singulière : en particulier, Mes disciples disputaient entre eux de diverses questions, au lieu de Me laisser y répondre comme à l'ordinaire. C'était là le premier signe de l'autonomie et de la liberté de décision qui devaient prévaloir chez eux à l'avenir, et Pierre, malgré son grand amour pour Moi, pousserait cette attitude jusqu'à Me renier.

2. Nous quittâmes donc la vallée où nous avions trouvé refuge cette nuit-là, et qui était devenue le théâtre d'un événement si essentiel, pour prendre la direction du nord-ouest et d'un petit village du nom de Rimmon, situé vers le nord-est de Jérusalem.

3. A peine étions-nous entrés dans ce village qu'un homme vint à Moi et, s'étant fait connaître comme un envoyé de Marthe et de Marie, les sœurs de Lazare, Me supplia instamment de venir en toute hâte à Béthanie, car Lazare était gravement malade, et ses sœurs craignaient pour sa vie. L'homme Me dit aussi qu'il attendait ici depuis deux jours déjà, et que de nombreux messagers avaient été envoyés comme lui à Ma recherche, car J'avais l'habitude de rendre visite à Lazare vers cette époque de l'année, et, pour l'amour de son maître, il se réjouissait beaucoup de M'avoir trouvé.

4. Je répondis au serviteur (Jean 11, 4) : Cette maladie n'est pas mortelle, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils soit ainsi honoré. »

5. Le serviteur, prenant ces paroles pour un signe sûr que Je guérirais son maître, Me pria instamment de venir de suite, afin que son maître n'eût pas à souffrir plus longtemps, puis il courut porter la bonne nouvelle aux deux sœurs qui attendaient à Béthanie.

6. Cependant, Je Me tournai vers Mes disciples et leur dis : « Cherchons une auberge où nous pourrons séjourner car aller à Béthanie n'est pas si pressé. »

7. Pierre Me demanda alors : « Seigneur, est-ce donc que Lazare est déjà guéri ! »

8. Je leur rependis : Non, mais il guérira, et il faut d'abord qu'il se défasse de tout ce qui est impur en lui, de même que vous devrez abandonner toutes vos impuretés avant de pouvoir entrer au royaume de Mon Père qui est votre Père. »

9. Les disciples ne Me questionnèrent pas davantage. Car ils avaient l'habitude de Mes réponses et avaient appris à comprendre que Mes décisions étaient toujours les meilleures.

10. Nous traversâmes donc la petite ville, que l'on pouvait plutôt qualifier de gros village jusqu'a l'autre bout, qui donnait sur la route de Jérusalem. Là, dans un endroit charmant et bien à l'écart, nous trouvâmes une maison entourée d'un jardin. Ce jardin bien entretenu témoignait de l'aisance de son propriétaire, qui semblait avoir trouvé là un lieu de retraite éloigné du vacarme du monde.

11. Nous étions devant la maison admirant sa plaisante situation, lorsqu'un serviteur en sortit qui, au mon de son maître, nous invita aimablement nous approcher et, si nous le souhaitions, à accepter son hospitalité.

12. On Me désigna à lui comme le chef de cette compagnie, et Je lui répondis « Dis à ton maître que Celui qu'il attendait depuis longtemps est venu élire domicile chez lui ! »

13. Le serviteur s’éloigna, tandis que nous entrions dans le jardin devant la maison. Le même serviteur ne tarda pas a revenir et nous pria de le suivre Il nous conduisit a une très grande salle abondamment ornée, selon la coutume de l'époque, de tapis et de diverses œuvres d'art qui témoignaient de la richesse du propriétaire.

14. Celui-ci fit alors son apparition, soutenu par un serviteur. C'était un homme déjà fort âgé et d'une apparence très vénérable, malgré la faiblesse qui l’accablait. A sa vue, toute la compagnie se sentit emplie du plus grand respect : car la paix illuminait son visage, et toute sa personne respirait la noblesse vénérable des anciens patriarches, tels que tout un chacun pouvait se les représenter.

15. Il nous salua aimablement et s’excusa que le poids des ans - car il en comptait déjà cent vingt - l'eut empêché de nous recevoir sur-le-champ, impolitesse qu'il nous priait de croire bien involontaire.

16. Puis, m’ayant considéré de plus près, il (Raël) s'écria, tout émerveillé : « Rabbi, je t'ai vu en rêve cette nuit ! Tu m’appelais et me disais : "Raël, Je viens à toi, puisque tu le demandes, et Je bénirai ta maison !"

17. Et voici que mon rêve s'accomplit. Qui es-tu, cher maître, et qui sont ces gens qui paraissent te suivre ? »

18. Je lui dis : « Je suis Celui que tu espères et attendais depuis des années Celui que tu connais déjà, et qui t'est devenu étranger, parce qu'il y a bien des années que tu M'as vu pour la première fois ! »

19. Raël : «  Rabbi, ma mémoire est bien affaiblie. Je sais que je t'ai déjà vu en dehors de mon rêve, et pourtant, je ne peux retrouver en moi à quelle époque cela c'est produit. Mais ce n'est par encore le moment de parler de cela. Je vous en prie, considérez cette maison comme la vôtre, et reposez-vous. Mes serviteurs vous serviront comme des hôtes très chers, comme si vous étiez véritablement mes frères. »

20. Et Raël ordonna aussitôt a ses gens d'apporter de l'eau pour nous laver les pieds, et de préparer un repas. On fit tous les préparatifs dans une grande salle à manger, et nos corps rafraîchis et le pain et le vin servis, nous fûmes bientôt attablés à notre aise dans la salle richement meublée de notre hôte vénérable.

 

 

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