Une journée de repos

Publié le par estaran

GEJ11 C31
Une journée de repos

 

1. Le lendemain matin, nous nous levâmes très tôt, selon notre habitude, et sortîmes aussitôt dans le jardin de Raël. Les matinées étaient certes très fraîches, surtout avant le lever du soleil, car la saison des pluies allait bientôt commencer, mais il était agréable de se tenir dehors par cette fraîcheur revigorante.

2. (Si les hommes prenaient l'habitude, surtout en été, de se lever tôt et de passer dehors les premières heures de la matinée, le genre humain en serait bientôt grandement fortifié. Car les puissants courants qui traversent l'air, portés précisément par les vents matinaux, sont la principale nourriture de la terre -, de même, l'action conjuguée de la lumière et de la chaleur montante produit des particules qui nourrissent tout spécialement l’âme et le corps, mais dont l'effet devient tout autre lorsque le soleil est à son zénith et la chaleur plus forte, car elles subissent alors un processus chimique qui les rend plus consistantes, et l'homme les absorbe plus difficilement que dans leur état plus éthéré du matin.)

3. Mes disciples s'entretenaient encore avec passion de la vision de la veille, et ils parlèrent aussi des rêves étranges que presque tous avaient faits, mais ne Me posèrent pas de questions là-dessus. Notre ami Raël ne tarda pas à nous rejoindre, et nous invita très aimablement à prendre le repas du matin qu'on avait préparé pour nous. Ce que nous fîmes, et la bonne humeur régna bientôt sur tous les esprits, amenant plus d'un mot plaisant jusque sur les lèvres des hommes d'ordinaire les plus sérieux.

4. Alors. Je dis aux Miens que J'avais l'intention de Me reposer ce jour-là, et que tous ceux qui en éprouveraient l'envie pouvaient se promener aux alentours ; ainsi, chacun pourrait voir si quelque occasion s'offrait à lui d'accomplir une bonne action ou de prononcer une parole consolatrice. Chacun avait le droit de faire comme bon lui semblerait.

5. Après cette invitation, Philippe Me demanda : « Seigneur, si cela ne Te contrarie pas, je voudrais bien aller chercher un homme qui n'est très cher et qui, je le suppose, doit encore demeurer ici. C'est un homme qui enseigne la parole de Dieu, et qui a déjà fait beaucoup de bien avec le peu de moyens que la vie lui a donnés. Il est mon parent au deuxième degré, et je voudrais bien Te l'amener, au cas où il serait possible de le gagner à Ta cause. »

6. Je dis : Fais-le, amène-Moi ce petit poisson, afin qu'il reconnaisse lui aussi ce qui lui manquait encore. Je ne quitterai pas cette maison, et chacun de vous pourra M'y retrouver, s'il Me cherche. »

7. Là-dessus, à l'exception de Jean, de Pierre et de Jacques, ils quittèrent tous le jardin et la maison pour se disperser dans le village et à ses alentours. Beaucoup ne rentrèrent qu'au soir, ayant trouvé fort bon accueil auprès des pauvres gens, qui leur posèrent bien des questions sur Ma personne. Mon origine et Mes actes, questions auxquelles ils répondirent en toute vérité. Et J'avais voulu que cela arrivât afin de permettre à plusieurs de Mes adeptes et de Mes disciples, qui n'avaient pas encore eu l'occasion de répandre Ma parole, de s'exercer pour la première fois à leur mission, mais aussi afin d'éveiller la population de ce lieu à l'approche de la Pâque et des événements qui y surviendraient.

8. Cependant, les trois apôtres restaient auprès de Moi et gardaient le silence, aussi leur demandai-Je s'ils ne voulaient pas suivre les autres. Jean répondit qu'ils le feraient, lui et ses frères, si c'était là Mon souhait, mais, sans cela, ils resteraient.

9. Je leur dis : « Mes chers amis, restez, si c'est la ce que vous voulez ! Car J'ai bien dit que chacun pouvait faire ce qui lui plairait. Mais si jamais vous croyez apprendre auprès de Moi quelque chose que vous manqueriez sans cela, vous vous trompez : car, comme Je l'ai dit, Je ne ferai rien aujourd'hui, et ne songe qu'à Me reposer : même Mon corps a parfois besoin de repos comme le vôtre, et il n'est en rien différent du vôtre. Or, nous avons beaucoup travaillé ces derniers temps, aussi Mon corps est-il quelque peu épuisé, bien que Mon esprit garde toute son activité. Car, jusqu'à ce que ce corps soit reçu par l'esprit qui doit le pénétrer tout entier et s'y enfermer comme dans un vêtement, il est soumis aux mêmes exigences que les vôtres. »

10. Alors, les trois disciples se retirèrent à leur tour et s'éloignèrent afin de ne pas Me déranger dans Mon repos. Ils veillèrent aussi à ce qu'il n'y eût pas dans la maison trop de bruit que l'on pût entendre du jardin : car, à cause des nombreux hôtes inattendus, il y régnait une très grande activité, tout à fait contraire à sa tranquillité habituelle. Cette fois, comme les habitants de la maison étaient tous fort heureux de pouvoir s'occuper de Moi et des Miens. Je ne soutins pas de Ma force leurs nombreux préparatifs, afin de n'amoindrir en rien cette joie authentique.

11. Il n'arriva donc rien ce jour-là qu'il fût nécessaire de consigner. A la fin de l'après-midi. Philippe revint avec son parent, qui souhaitait recevoir Mon enseignement sur la personne du Messie. Mais Je ne M'entretins pas longtemps avec lui, le renvoyant provisoirement à Mes disciples, qui l'instruisirent dans Ma doctrine et lui parlèrent plus en détail de Mes actes. Alors, il crut lui aussi, et, à sa demande, Je le bénis ainsi que sa maison, pour la plus grande joie de Philippe, qui l'estimait fort.

12. Le soir venu, tous ceux qui étaient avec Moi se retrouvèrent et rapportèrent leurs diverses aventures, qui consistaient principalement en ce qu'ils avaient secouru en Mon nom les habitants, les guérissant de toutes sortes de maladies, et ceux-ci avaient alors cru que J'étais véritablement l'envoyé de Dieu, accompagné de Mes vrais disciples.

13. Après tous ces récits, qu'il est inutile de rapporter ici. Je dis : « Vous êtes bien heureux, Mes chers amis, que votre foi ait pu à elle seule accomplir de telles œuvres : car vous les avez menées à bien par cette seule force, et non sous la contrainte de la Mienne. Aussi, continuez d'agir par vous-mêmes, de votre propre initiative, et progressez dans cette voie, afin que le troupeau ne se disperse pas le jour où le berger n'y sera plus ! »

 

 

Publié dans REPOS DE JESUS

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