GEJ11 Les biens de Raël

Publié le par estaran

GEJ11 C23
CH23  Les biens de Raël

 

1. Alors, Je fortifiai Raël, afin de lui rendre aussitôt sa bonne humeur malgré ce reproche apparent dont il était intérieurement tout contrit, et que, chassant d'inutiles scrupules, il n'éprouvât plus qu'une très grande joie de Ma présence.

2. En même temps. Je donnai à son corps la force nécessaire pour qu'il pût se déplacer sans l'aide de ses serviteurs. Lorsqu'il sentit cette force dans tout son être, sa félicité fut si grande qu'il donna de Moi un nouveau témoignage fort éloquent, exhortant toutes les personnes présentes à chanter Mes louanges avec lui. Mais Je M'en défendis, comme Je l'avais déjà fait auparavant pour les raisons que l'on sait_ et les invitai tous à visiter le domaine de Raël, où chacun trouverait une foule de choses à admirer.

3. Nous parcourûmes d'abord les différentes pièces de la maison. Vue de l'extérieur, du côté de la grand-route, elle ne se distinguait en rien des maisons juives ordinaires, mais l'intérieur, c'est-à-dire le côté du jardin, caché aux regards des curieux, était entièrement en style grec. Les pièces renfermaient quantité d'objets d'art grec, romain, égyptien et indien, qui, disposés avec goût, leur conféraient une apparence distinguée et agréable, si bien que la plupart de Mes disciples, n'ayant jamais vécu dans une telle splendeur, ne se lassaient pas de l'admirer. Ce qui s'affichait là était moins la richesse que le goût artistique le plus accompli, et ce goût visible partout donnait une impression de très grande harmonie.

4. On éprouvait le même sentiment dans le jardin bien soigné, entièrement aménagé comme un jardin romain modèle, avec ses statues, ses fontaines et ses allées couvertes, si ce n'est que la fin de l'automne avait considérable ment éclairci cet ensemble. Les Miens avaient certes déjà eu l'occasion de voir de fort belles choses chez Lazare et aux abords de sa maison, mais c'était davantage l'utilité des aménagements qui frappait le regard, tandis qu'ici, l'effet artistique seul était recherché.

5. Quelques-uns, bientôt suivis par tous, se mirent alors à débattre de la question de savoir si Je trouvais bon, lorsqu'on poursuivait un but spirituel, que l'on chérît aussi ostensiblement le monde et ses richesses, ou s'il n'était pas répréhensible au contraire, de s'entourer d'un tel luxe, visiblement fait pour le seul plaisir des yeux, et dans lequel l'activité de l'âme risquait fort de s'endormir. Or, c'était précisément pour répondre à cette question que J'avais invité les Miens à visiter le domaine de Raël et, à l'évidence, celui ci se réjouissait fort de Me voir l'écouter avec attention tandis qu'il s'efforçait de souligner la beauté de certaines statues d'une rare perfection, et qu'il en louait l'exécution. Mes disciples s'étonnaient beaucoup de cette attention inhabituelle, car J'avais auparavant détruit des statues idolâtres souvent faites avec non moins d'art.

6. Quand nous fûmes devant une statue d'Apollon installée dans une niche du mur d'enceinte du jardin, et dont les belles lignes contrastaient avec le mur sombre et les feuillages environnants, leur étonnement ne connut plus de bornes ; car ils croyaient qu'en Ma présence, comme d'autres avant elle, cette statue d'idole serait réduite en poussière.

7. Mais ce fut le comble lorsque nous entrâmes dans une petite rotonde qui abritait toute une collection de divinités - toutes œuvres d'art de premier ordre, groupées et arrangées de manière à produire un effet artistique rare dans cette salle disposée comme un petit temple. Ceux qui avaient été des Juifs orthodoxes, surtout, voyaient dans ces statues une abomination, car Ma présence leur semblait incompatible avec celles de Jupiter, Mars, Apollon, Vénus, Minerve, Cérès et même Pluton. Ils ne comprenaient pas comment Je pouvais écouter, sans paraître Me rendre compte de rien, les explications de Raël, qui Me nommait les artistes auteurs de ces œuvres. Pourtant, sentant tous que quelque chose de spécial devait justifier Mon étrange conduite dans cette maison, ils se taisaient, attendant de voir ce qui résulterait de cette curiosité inhabituelle de Ma part.

8. Quand Raël nous eut montré tous ses trésors, nous donnant maints détails sur leur origine et leur âge, nous revînmes à la grande salle, où nous reprîmes nos places précédentes.

 

 

Publié dans LES BIENS MATERIELS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article