GEJ11 Le Seigneur dévoile le plan divin de la Rédemption

Publié le par estaran

GEJ11 C17
Le Seigneur dévoile le plan divin de la Création et de la Rédemption

 

1. Nota bene. Beaucoup se demanderont pour quelle raison J'avais fait sortir de leurs corps les âmes de Mes disciples afin qu'ils soient ainsi témoins de cette scène. Il y avait à cela deux sortes de raisons.

2. D'abord, ils ne devaient en garder aucun souvenir dans leur vie terrestre, car cela eût été inutile, et même néfaste, pour leur évolution ultérieure : ensuite, seule une âme à l'état libre peut percevoir les étapes qui ont précédé sa condition actuelle. La dernière raison, enfin, était qu'il fallait que ces âmes pussent Me reconnaître pleinement comme leur Seigneur et leur Créateur, et, en tant que tel, Me prier de les protéger. Quant à Lucifer, il devait reconnaître que ses adeptes le quittaient et que sa puissance ne cessait de décroître.

3. Le moment est venu, afin que l'on comprenne la suite, d'expliquer clairement ce que c'est que Lucifer, comment on peut se le représenter et comment tout homme peut le vaincre en lui-même. Car seul un exposé très clair de ces questions essentielles peut faire comprendre correctement la Création, Mon incarnation, Ma passion et Ma mort. Que le monde entende donc, dépouillé de toute parabole, le grand secret de Mon plan pour la Création et pour la Rédemption* !

4. Quand Dieu, par des procédés qui vous demeureront à jamais mystérieux, Se fut trouvé et eut reconnu en LUI l'Esprit universel créateur, un puissant mouvement L'agita, et Il parla ainsi en Lui-même : « Je veux faire sortir les idées qui sont en Moi, afin de pouvoir contempler en elles les effets de Ma force ! » Car, tant qu'aucune activité ne s'est manifestée, Dieu Lui-même ne peut Se connaître que dans une faible mesure, et ce n'est qu'à Ses œuvres qu'Il connaît toujours mieux Sa propre puissance et S'en réjouit (de même que tout maître reconnaît à ses créations ce qui est en lui, et en éprouve de la joie).

5. Ainsi, Dieu voulut créer, et Il Se dit encore : « En Moi réside toute force de toute éternité : créons donc un être qui soit pourvu comme Moi-même de toute la force. Mais qui porte aussi en lui les qualités dans lesquelles Je Me reconnais Moi-même. » Et ainsi fut créé un Esprit pourvu de toute Ma puissance, afin qu'il pût manifester devant la divinité les forces qui reposaient en Moi.

6. Dieu Lui-même voulut que cet Esprit constituât le point fixe de Sa propre activité, de même qu'un homme qui marche a besoin de trouver sur la terre ferme un point d'appui solide, afin d'y exercer la force qui lui permet de se déplacer. Et la résistance qu'offre la terre est bonne, car elle est le moyen même qui permet à la force de se manifester, et par-là au mouvement de se produire. La force concédée à l'esprit nouvellement apparu et déposée en lui était le pôle opposé, c'est-à-dire l'exact contraire de toutes les qualités que vous qualifiez de divines : mais ce pôle opposé n'en est pas moins divin pour autant : il est seulement ce qui permet à la vraie lumière de la connaissance de se répandre.

7. Car toute qualité, lorsqu'elle est parfaite, doit être considérée de deux côtés, et Ma perfection se trouve donc précisément au point central où les deux côtés se rencontrent. Et, à partir de ce centre, les deux directions, montante et descendante, se perdent toutes deux dans l'infini.

8. Considérez par exemple l'amour, qui, en ce point central qu'est Mon cœur, est la suprême loi et la plus noble de toutes les qualités. Chacun comprendra sans peine que même un homme tout rempli d'amour peut encore faire croître cet amour : car il est facile de concevoir que, même sur votre Terre, il y aura toujours un autre homme encore plus rempli d'amour. Et pourtant, vous remarquerez que les hommes les plus remplis d'amour ont aussi en eux le pôle opposé : c'est ce qui, bien souvent, les rend capables, par amour et en considération de sages raisons, de refuser d'accéder aux demandes des autres, lorsque ces demandes portent tort à ceux qui les formulent.

9. Imaginons à présent qu'un être soit créé qui se tienne à cette frontière à partir de laquelle il peut évoluer librement dans les deux directions : on comprend sans peine qu'il lui est possible de développer toujours plus en lui cette qualité du refus, et de s’éloigner ainsi toujours plus du juste milieu, jusqu'à se perdre finalement dans les lointains infinis du pôle contraire, donc dans la plus extrême dureté. Ainsi, lorsqu'un homme est mauvais, vous pouvez toujours en imaginer un autre plus mauvais encore et plus dépourvu d'amour aussi loin que peut aller l'égoïsme le plus brutal.

10. Si J'ai crée un être qui renfermait en lui tous les pôles uniquement - notez bien cela - positifs de Mes qualités divines, cela ne signifie pas que Je Me sois entièrement dépouillé de celles-ci en sorte que Dieu ne soit plus que la moitié de Lui-même, mais seulement ceci : J'ai créé un être que J'ai placé sur la frontière dont J'ai parlé, le munissant de Ma toute-puissance, J'ai œuvré à travers lui, lui permettant dès lors de se développer librement vers le haut comme vers le bas. Et c'est de Ma propre autorité que Je l'ai laissé œuvrer librement.

11. Cette première lumière de connaissance - c'est-à-dire la conscience de sa possibilité de se développer vers le haut comme vers le bas - devait avoir pour effet qu'il restât de son plein gré au milieu, afin d'œuvrer à partir de ce point en union étroite avec l'Esprit divin créateur et, par son propre pouvoir créateur, de produire des créatures toujours nouvelles, afin que Créateur et créature en éprouvent une vraie joie et que leur félicité grandisse dans cette heureuse activité.

12. Si Je vous dis encore que ce premier esprit créé s'appelait "Lucifer'' (c'est-à-dire : porteur de lumière), vous comprendrez maintenant pourquoi il devait se nommer ainsi. Il portait en lui la lumière de la connaissance, et, en tant que premier être spirituel, devait fort bien connaître les frontières des deux polarités inhérentes à l'esprit. Muni de toute Ma puissance, il a pu donner la vie à d'autres créatures qui, étant toutes semblables à lui, ont comme lui senti en elles la divinité et vu brûler en elles la même lumière de connaissance : comme lui, elles se sont mises à créer de leur propre chef et ont été munies de toute la force de Mon esprit. Cependant, des forces particulières de Mon esprit créateur se sont réparties entre elles pour y œuvrer de manière prépondérante, et c'est ainsi qu'elles furent au nombre de sept, dont la personnalité correspondait à Mes sept qualités principales.

13. Il ne faut pas entendre par-là que ces créatures ne possédaient pas pour autant les six autres qualités, mais chacune avait dans sa nature un trait qui la rendait apte à être porteuse d'une qualité particulière qu'elle développerait plus que toutes les autres : car, dès le commencement, J'ai imposé à Mes créatures la contrainte de ne pouvoir se passer les unes des autres, ce qui était le meilleur moyen de les empêcher de présumer d'elles-mêmes.

14. Mais Lucifer, sachant qu'il représentait lui-même le pôle opposé a Dieu, crut alors qu'il pourrait en quelque sorte attirer à lui la divinité, et il tomba dans l'erreur, étant un être créé et donc fini, de vouloir absorber en lui l'infini. Car il était lui aussi soumis à cette loi : ''Nul ne peut voir Dieu (l'infini) et conserver la vie'', selon laquelle il pouvait certes ressentir la présence de la divinité et, tant qu'il se tenait dans le juste milieu, entendre Ses ordres, mais en aucun cas La voir en personne.

15. Ainsi, de même qu'un être fini n'appréhendera jamais l'infini et tombera facilement, pour cette raison, dans toutes sortes d'erreurs dans lesquelles il risque de s'obstiner toujours plus à mesure qu'il s'abaissera, Lucifer, malgré tous les avertissements, s'est enfoncé dans l'illusion qu'il pouvait recevoir la divinité et la garder captive. C'est ainsi que, quittant sa place légitime, il s'est éloigné du juste milieu de Mon cœur pour céder toujours plus au mauvais désir de rassembler autour de lui ses créatures, nées par lui, mais issues de Moi, afin de régner sur les univers peuplés d'êtres de toute sorte.

16. Un conflit s'ensuivit, les deux parties se séparèrent, avec pour conséquence que Je retirai à Lucifer la puissance que Je lui avais accordée, et, avec sa suite, il resta sans force et privé du pouvoir de créer.

17. Qu'allait-il advenir, dès lors, de cette armée déchue, qui semblait morte, c'est-à-dire privée d'activité ?

18. Il n'y avait que deux voies possibles. La première était de détruire Lucifer avec sa suite, afin d'en créer une nouvelle, mais qui eût été probablement sujette à la même erreur, car Je ne pouvais créer un esprit plus parfait que celui-là pour lui donner la liberté et le rendre indépendant de Ma volonté. Créer des machines qui, privées de volonté, eussent accompli ce que J'ordonnais, cela M'eût été facile. Mais, pour atteindre la lumière de la conscience de soi, il n'y avait pas d'autre voie que celle suivie jusqu'alors. Et, comme les autres esprits qui M'étaient restés fidèles avaient été eux aussi créés par Lucifer, c’est-à-dire par son entremise, ils étaient sous son influence. Ainsi, le détruire d'un seul coup eût signifié détruire en même temps tous les êtres vivants.



Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article