GEJ11 Des hommes de ce monde et de ceux de l'esprit

Publié le par estaran

GEJ11 C27
 CH 27  Des hommes de ce monde et de ceux de l'esprit

 

1. Je dis : « Je savais à coup sûr, Raël, le peu d'effet que produirait ici Ma doctrine, et Mes paroles l'ont assez souvent confirmé. Mais, dans Mon esprit, qui est le Père en Moi, Je vois bien plus loin que le temps de ce peuple, et Je sais donc très précisément que cette voie est la seule bonne. Quant à la vraie cause première, elle réside dans certains mystères de la Création, bien plus profonds que vous ne l'imaginez. Et c'est pour vous les expliquer que Je suis venu dans ta maison : car ils concernent de très près tous ceux qui sont ici avec Moi, et ils doivent être en mesure de savoir dès cette vie à quoi tend tout cela, afin de continuer à labourer de la bonne façon le champ que Je leur ai assigné.

2. Aussi, écoutez-Moi : vous tous, vous savez depuis longtemps déjà qu'il existe des hommes qui vivent retirés en eux-mêmes, d'une vie toute intérieure, et d'autres qui sont attirés vers l'extérieur et ne soucient guère, ou pas du tout, de l'esprit qui est en eux, mais aspirent seulement à jouer devant leurs contemporains le rôle le plus glorieux possible.

3. Considérant cela, vous devez bien convenir qu'il existe chez les hommes deux tendances, l'une vers le dehors et l'autre vers le dedans - les hommes de l'esprit et les hommes du monde. Il y a en chacune de ces deux tendances - puisqu'elles existent et ont donc été mises là par l'esprit divin - un point central où chacune est justifiée à Mes yeux de Père. Mais elles peuvent aussi s'écarter de ce juste milieu, mieux, de ce point d'équilibre où Je les ai créées, pour tomber dans l'erreur.

4. Dans la mesure où ces deux tendances sont justifiées à Mes yeux, on peut les comparer à un fruit qui renferme en lui la graine* porteuse de vie, mais entourée d'une enveloppe nourricière bienfaisante pour l'homme, qui peut la manger. Or, chaque fruit présente une forme extérieure qui incite à le goûter, mais les plus avisés savent aussi recueillir la graine qui est à l'intérieur, la semer et, avec un peu de peine, en tirer de nouveaux arbres et arbustes qui porteront d'autres fruits.

5. Ainsi, de même que la nature vous enseigne qu'une nourriture est prévue pour le corps de l'homme, son esprit aussi peut être nourri ! Un fruit doit être créé qui présente une graine et une nourriture. Cependant, comme cette nourriture n'est pas destinée seulement aux hommes, mais à tout l'univers, il faut pour cela suivre des voies bien spéciales. Et comme, d'autre part, les hommes ont reçu le libre arbitre, ils peuvent aussi s'éloigner du juste milieu d'où partent les deux directions établies à la Création. Ce qui va suivre vous permettra de comprendre cela bien plus aisément.

6. Adam fut le premier homme façon né de telle sorte que, pour ainsi dire, il portait en lui la graine et la nourriture en justes proportions. Il n'était pas le premier homme à proprement parler, mais bien le premier destiné à cultiver en lui, à multiplier et à reproduire librement, de son propre mouvement, le noyau de Ma parole. Il fut le premier homme libre, donc capable d'une évolution créatrice. Tous les êtres qui l'avaient précédé n'avaient reçu qu'une force que Je leur avais mesurée, mais dont ils ne pouvaient faire d'eux-mêmes un libre usage qui ne fut accordé qu'à Adam. Les hommes étaient donc seulement dans la sagesse qui leur avait été donnée, mais non dans l'amour, qui devait se développer en eux librement.

7. Ainsi, les descendants d'Adam se développèrent dans les deux directions, vers l'extérieur et vers l'intérieur. Vers l'extérieur, ceux qui étaient destinés à devenir le grand nombre des êtres incarnés, afin qu'enfermés dans la chair ils reçoivent la nourriture qui envelopperait la semence. Ce faisant, ils deviendraient autonomes, c'est-à-dire qu'ils apprendraient de ceux qui constituaient la souche fondatrice, qui gardaient la doctrine, et deviendraient alors capables, à leur manière, de se réchauffer dans l'amour.

8. Tous les hommes vivants existaient déjà en tant qu'esprits créés, aussi, comme vous le savez, ne naissent-ils pas, en esprit, comme des êtres tout à fait nouveaux. Le but de leur incarnation est seulement d'accéder à la libre autodétermination, non pas par la sagesse, dans laquelle ils ont été créés dès l'origine, mais par l'amour qui s'incarne à présent en Moi. Mais ce but ne saurait être atteint s'il manquait la semence de vie, qui doit sans cesse être préservée de toute corruption, souvent par des artifices complexes.

9. Or, cette souche fondatrice destinée à former la semence ne comptait aux premiers temps d'Adam qu'un très petit nombre d'hommes, qui sont devenus par la suite le peuple juif. Tous les autres peuples peuvent être plus ou moins considérés comme étant le fruit extérieur destiné à nourrir ceux qui, dans le grand creuset des premiers esprits créés, veulent suivre la voie de la chair. Cependant, une fois incarnés, ces esprits originels doivent perdre tout souvenir d'une existence antérieure, précisément afin qu'ils puissent se développer librement, sans être forcés de prêter attention à une vie préalable dont ils auraient conscience. Car si cela se produisait, ce serait la sagesse et non l'amour qui les pousserait. Or, la première réfléchit, tandis que le second n'agit que selon sa croyance et son sentiment.

10. Vous savez à présent que le peuple juif est semblable à la graine du fruit - cependant, notez bien qu'il ne s'agit pas là des Juifs en tant qu'individus, mais bien du principe, de l'esprit qui vivait dans leurs âmes et par lequel ce peuple s'est élevé, mais qui a désormais presque entièrement disparu de leurs âmes. »

 



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