GEJ10 De la vraie vénération de Dieu et du culte des idoles

Publié le par estaran

 

 



GEJ10 C191
De la vraie vénération de Dieu et du culte des idoles

 

1. Je dis : « Laisse cela, car Mon temple est partout, mais surtout dans le cœur des hommes qui croient en Moi, M'aiment par-dessus tout et observent Mes commandements !

2. Contemple cette terre avec tout ce qu'elle porte et contient, et regarde aussi le firmament : tout cela aussi est Mon temple, que J'ai Moi-même édifié ; et c'est pourquoi Je n'ai besoin d'aucun temple bâti de la main de l'homme. Mais si tu crois que Je suis le Seigneur, détourne-toi de tes idoles et de tes temples faits de la main des hommes ! Si même ceux qui ont fabriqué ces dieux de leurs mains et leur ont bâti des temples où ils leur offraient des sacrifices, promettant toutes sortes d'avantages aux hommes qui apportaient des offrandes à leur tour, si même ceux-là n'avaient pas assez de pouvoir pour faire sortir de terre le plus petit brin de mousse... quel saurait être le pouvoir de leurs dieux et des temples qu'ils ont édifiés ?

3. Les prêtres possèdent sans doute un mauvais pouvoir, qui est celui de tromper les hommes et de faire naître en eux la plus noire superstition, mais ce pouvoir leur vient du prince des diables, qui s'y entend à noircir, par des moyens secrets, le cœur de tous les hommes, afin qu'ils viennent ensuite enrichir et agrandir son royaume.

4. Mais malheur à ceux qui, sachant bien ce qu'il en est de ce qu'ils enseignent aux hommes, les mènent pourtant vers les ténèbres afin que ceux-ci travaillent pour eux à la sueur de leur front et, grâce aux offrandes qu'ils leur réclament, leur permettent de mener en ce monde une fort belle vie exempte de soucis et de peines !

5. Je vous le dis, J'aurai pitié des pauvres hommes séduits, mais non pas de ceux qui les auront subornés ; car ceux-ci savent se qu'ils font, tandis que les autres ne le savent pas.

6. Toi-même, tu n'avais jamais vraiment cru en aucun de tes dieux, et pourtant, tu forçais les autres hommes à croire à ce que tu tenais depuis longtemps déjà pour une fable des Anciens.

7. Si tu veux être sauvé avant le coucher du soleil, tourne le dos à tous tes dieux et enseigne à ceux que tu as trompés l'unique vrai Dieu des Juifs, et ainsi, tu pourra encore avoir part un jour à Mon royaume, qui n'est pas de ce monde, mais qui est un royaume spirituel de l'au-delà dont tu n'as en toi aucune connaissance. »

8. Le prêtre d'Apollon dit alors : « O Seigneur, Maître et Dieu, ce sera là pour nous une lourde tâche ! Car les gens sont encore bien trop pénétrés de cette vieille absurdité qui veut que nos dieux existent réellement ; si nous entreprenons de leur enseigner le contraire, nous courons le danger que le peuple s'en prenne à nous. »

9. Je dis : «Si vous croyez en Moi vous-mêmes, cette foi vous donnera la force de rendre aisément possible même ce qui vous semblait impossible ! »

10. Le prêtre d'Apollon : « Nous avons déjà vu aujourd'hui que rien n'est impossible à Ta volonté ; si Tu le veux, Tu peux anéantir en un instant les temples de nos dieux. Ainsi, nous n'en serons pas responsables devant le peuple et pourrons d'autant plus aisément lui parler de Toi. Car enfin, il ne manque pas ici de témoins de ce que Tu es ; notre premier magistrat est un témoin pleinement valable, et il y a aussi l'aubergiste, ses domestiques et les Juifs qui sont ici. »

11. Je dis : « Ce serait sans doute possible, mais il vaut mieux que vous trouviez d'abord une bonne occasion d'instruire le peuple à Mon sujet ; ensuite, il ira lui-même s'en prendre aux temples et aux bosquets qui les entourent - et qui, en vérité, sont bien plus des broussailles desséchées que des bois de belle apparence. »

12. Le prêtre d'Apollon : « Maître, Seigneur et Dieu... »

13. A cette apostrophe, Je répondis « Quand tu parles avec Moi, appelle-Moi seulement Seigneur et Maître ; tu ne Me nommeras Dieu que lorsque tu prendras conscience en toi-même de ce qu'est la divinité. A présent, tu peux poursuivre. »

14. Le prêtre d'Apollon reprit : « Mais d'où sont donc venus tous ces dieux ? Je ne parle même pas des petites divinités accessoires et des demi-dieux, ni des divinités féminines ; mais il faut tout de même qu'il y ait quelque chose derrière les principaux dieux masculins, que, selon nos souvenirs, les anciens Egyptiens vénéraient aussi - car ces dieux ne peuvent être sortis du néant pour venir à l'esprit des hommes ! La raison profonde de cela T’est assurément connue, ô Seigneur et Maître. »

Publié dans LE SAVOIR HUMAIN

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