A propos de la mort

Publié le par estaran

GEJ11 C30
A propos de la mort

 

1. Après cette scène, qui dura près d'une heure et où chacun posa aux esprits toutes les questions possibles. J'appelai Jean-Baptiste Elie, que ceux qui étaient là ne connaissaient que dans sa personne du Baptiste, et Je lui dis devant tous : « Tu fus Mon précurseur en ce temps de la visitation des hommes, et tu le seras à nouveau quand viendra le grand moment dont J'ai parlé. Pourtant, les hommes ne te reconnaîtront pas alors, bien que tu saches toi-même qui tu es ; car cette dernière épreuve de l'incarnation qui t'attend sera la pierre fondatrice de l'édifice d'un nouveau règne de paix !

2. En ces temps de ta prochaine vie, les hommes feront peu de cas de ta parole ; mais elle s'inscrira en lettres de feu dans leur âme, afin qu'ils la ressentent malgré tout une fois libérés de leur corps. Cette parole, ce sera la Mienne, et J'en demanderai compte à tous ceux qui l'auront entendue et méprisée !

3. Mais vous, Mes chers amis fidèles qui êtes assemblés autour de Moi et vous étonnez de ce que vous voyez à présent, vous serez à l'origine de ceux qui formeront le nouveau peuple élu, et vous contribuerez vous-mêmes à le fonder en Mon nom en formant une grande fraternité qui puisera dans Mon esprit la force d'accomplir de grandes actions.

4. A présent, Je vous donne congé, afin que commence l’œuvre par laquelle le fils perdu sera forcé de revenir, après avoir refusé de répondre à l'appel du Père. Amen. »

5. A ces mots, les visiteurs célestes disparurent, et nous fûmes de nouveau seuls dans la grande salle à manger de Raël. Longtemps, les Miens restèrent comme étourdis de la splendeur de cette vision : car ils n'avaient jamais pénétré aussi profondément les secrets du ciel, et ne devaient d'ailleurs plus jamais connaître cela du vivant de leur corps. Or, cela était justement arrivé afin que leurs âmes pussent désormais rester fermes même sans ces miracles que J'accomplissais uniquement devant eux - et non publiquement. Cette ultime clairvoyance devait se graver en eux indissolublement et demeurer ce qui les guiderait, tant pour le reste de leur vie terrestre que pour l'existence désincarnée qu'ils mèneraient plus tard dans Mon royaume.

6. Nous prîmes donc notre repas du soir dans le plus grand silence. Enfin, ayant indiqué à chacun l'une des couches très confortables qu'il avait fait installer partout dans sa maison, Raël Me pria de bien vouloir lui accorder un entretien secret.

7. Je lui dis : « Ce n'est pas toi qui le souhaites, mais Moi qui ai suscité ce vœu en toi. afin que tu puisses encore recevoir un avis sur certaines choses que toi seul as besoin de savoir. »

8. Alors, tandis que les autres se couchaient. Je le suivis dans sa chambre particulière.

9. Quand nous fûmes seuls, Raël Me dit : « Seigneur et Maître, je suis un pécheur et ne suis pas digne que Ton pied sanctifie ma maison : mais je sais aussi que Ta miséricorde est infinie, et c'est pourquoi Tu me pardonneras sans doute, si je T'en prie du fond du cœur, toutes les folies commises dans ma vie passée. Aussi, je T'en prie, Seigneur mon Dieu : ne regarde pas mes grandes faiblesses passées, pardonne-moi tous les péchés que j'ai pu commettre jusqu'ici, sciemment ou à mon insu ! »

10. Je dis : « Tous tes péchés. Raël, t'ont été pardonnés depuis longtemps car Je ne suis pas le Dieu de la punition, mais celui de l'amour. Comment pourrais-Je vouloir punir une quelconque faute, quand un homme M'adresse une prière comme la tienne, et le fait avec autant de gravité?! Je suis venu à ce monde pour détruire le grand fardeau des péchés dont les hommes se sont chargés dans leur aveuglement, et pour leur ouvrir la voie de la félicité suprême.

11. Ne t'inquiète donc plus de tes péchés, qui remontent d'ailleurs pour la plupart à une époque lointaine, car ces mauvaises actions, qui te suivront à ton trépas comme les bonnes, seront consumées par Mon amour ! A présent. dis-Moi ce qui te pèse encore : car tu as une demande particulière à cause de quoi tu voulais Me parler en secret. »

12. Raël : « Seigneur et Maître, je Te rends grâce du plus profond du cœur de ces paroles ! Je n'en suis donc que plus rempli du désir qui m'animait depuis que je T'ai vu. Voici : je suis vieux, mon corps est vermoulu et plus guère propice à abriter une âme. Seul l'espoir de voir encore de mon vivant l'Elu de Dieu a fait tenir debout jusqu’ici cette poussière fatiguée : mais puisque cet espoir s'est accompli, je T'en prie, Seigneur et Père, permets à Ton Serviteur de partir en paix au tombeau, afin qu'il devienne dans Ton royaume qu'à présent j'ai vu de mes yeux de chair - un meilleur instrument qu'il ne pourrait l'être encore dans cette vie ! Si je pouvais quitter ce monde sous Tes veux, je serais assuré de ne pas sentir le goût de la mort et d'entrer paisiblement dans le royaume que Tu nous as promis.

13. Je dis : « Raël, il y a lien longtemps que tu gardais ce vœu dans ton cœur, et tu devais le formuler afin de délivrer encore ton âme de ce dernier fardeau. Les autres, qui dorment à présent, ne sont pas encore murs, loin de là, pour entendre ce que tu dois maintenant savoir.

14. Qu'est-ce donc que la mort de l'homme ? Rien d'aune que la chute d'un fruit mur qui se détache de l'arbre – et, lorsqu'il est assez mûr le fruit tombe de lui-même. Ainsi l'âme parvenue à maturité se détache-t-elle sans effort de son corps comme d'une branche, lorsque l'être intérieur de l'homme est assez purifié pour ressembler à un fruit mûr. Et, chez un homme qui a vécu selon Ma volonté, cet instant sûrement de telle façon que, même loin de Ma présence, il passe sans aucune souffrance, et même avec un sentiment de très grande joie, de la vie terrestre à la vie spirituelle.

15. Or. sans précisément tenir à cette vie, tu éprouves pourtant une sorte d'inquiétude devant cet instant, et il te semble que, fortifié par Ma présence, tu franchirais plus facilement ce passage pour toi inquiétant. Mais. Je te le dis, même cette faiblesse humaine bien pardonnable, tu dois désormais t'en défaire, afin que la foi qui t'a conserve en vie jusqu'ici et t'a permis d'atteindre cet âge avancé soit pleinement fortifiée : car la toi en Moi doit être le meilleur et le seul moyen de vaincre toutes les terreurs menaçantes de la mort.

16. Lorsqu’un homme a une vraie foi, le jour où Je lui soufflerai qu'il est temps pour lui, parce qu'il a fait son temps sur cette terre de se libérer des liens de la chair, Je lui donnerai aussi la force de rompre lui-même ses chaînes, et il s'endormira doucement et paisiblement sous les yeux des siens.

17. C’est là la mort telle qu'elle devrait être, mais ce n'est que très rarement le cas, parce que les hommes craignent plus que tout le moment du trépas, et parce qu'ils provoquent ce trépas non par un épuisement naturel, mis par la destruction violente de leur machine corporelle. Et leur vie dissolue est aussi la cause d’innombrables maladies qui ne devraient être pour rien dans la mort elle-même car ce ne sont pas elles qui devraient causer le trépas, mais seulement la pleine maturité de l'âme.

18. Aussi. Mon cher Raël, ne crois pas que Je veuille M'opposer à ton vœu si Je te dis ceci: vis encore un peu de temps, et ne considère pas cela comme une punition, mais exerce-toi à détruire ce dernier reste de dépendance terrestre. afin d'être en union avec Moi le jour ou tu entreras dans Mon royaume. »

19. Raël : «Oui Seigneur, Tu as pleinement raison. Cette fois comme toujours, et je vais à coup sûr faire rentrer en moi-même ce désir absurde, afin de me rendre digne de tout Ton amour. Je détruirai cette crainte stupide, et, à vrai dire, je croirais presque y être déjà parvenu après cette conversation avec Toi.

20. Mais comment dois-je le comprendre, lorsque Tu me parles d'entrer dans Ton royaume en union avec Toi ? Que veux-Tu dire par là, Seigneur ? Vas-Tu quitter Toi aussi cette terre ? »

21. Je lui dis : « Assurément, dès que Mon œuvre sera accomplie. Les Juifs feront violence à ce corps qui est le Mien et le tueront. Ce même jour, Je te ferai Moi-même entrer dans Ma cité, qui s'édifiera au ciel à la place de la Jérusalem d'ici-bas, qui sera détruite sur terre, et qui pourrait être la Ville des villes, si ses habitants le voulaient et s'ils n'étaient pas devenus si infâmes. De là. Je régnerai sur le monde, et Mes fidèles demeureront avec Moi entre les remparts sacrés élevés tout au long de Ma vie terrestre, et dont J'aurai posé pierre par pierre les fondations par le travail de Mes mains. - Mais ne parlons plus de cela. Tu seras avec Moi un citoyen de cette ville, et ton esprit verra bientôt clairement ce que Je n'ai pu aujourd'hui te montrer que par allusions.

22. A présent, Mon ami Raël, accorde à ton corps le repos dont il a besoin : car demain est un autre jour, où beaucoup de choses pourront encore être dites ! »

23. Obéissant à ce conseil, Raël se retira pour la nuit, tandis que Je retournais auprès des Miens afin de passer la nuit sur la couche qui M'avait été préparée.

 

 

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