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TU SERAS CE QUE TU AURAS VOULU
RECONNU ET AIME ET RIEN D'AUTRE
REVELATIONS DU CHRIST FAITES A JACOB
LORBER
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
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Terre et Lune de Jacob Lorber
APPENDICE SUR LE FLUX MAGNETIQUE
- 5 Juin 1841 -
Si vous observez les choses des plus petites aux plus grandes, comme elles se présentent dans leurs formes et leurs densités, plus ou moins semblables entre elles, et aussi plus ou moins de
mêmes propriétés, ce qui avant tout vous tombe sous les yeux c'est leur forme. Si vous prenez en main l'un ou l'autre objet, le sens du toucher vous révélera immédiatement si l'objet même est
plus ou moins consistant. Si ensuite vous prenez en main diverses choses l'une après l'autre, toutes cependant de dimensions extérieures identiques, vous constaterez une troisième différence,
c'est-à-dire celle du poids spécifique. Mais lorsque enfin vous voudrez examiner la solidité des corps, vous trouverez que souvent les corps les moins solides sont spécifiquement plus lourds
que ceux parfaitement solides. Ainsi par exemple, un volume donné d'argent liquide est beaucoup plus pesant qu'un volume égal de l'acier le plus compact; et de ces exemples on peut en citer en
quantité.
Et même des choses parfaitement identiques, comme par exemple l'eau, tant entre des eaux à l'état normal qu'entre des eaux à des conditions diverses de température, elles révèlent à égalité de volume une différence de poids; et ainsi une goutte de pluie se trouve être plus légère qu'une goutte d'eau de puits ou bien d'une quelconque autre source; de même une goutte chaude est plus légère qu'une goutte froide, et une goutte gelée est aussi plus légère que n'importe quelle autre goutte d'eau. Des différences identiques, vous pouvez les rencontrer en toutes les choses. Pour vous convaincre ensuite de combien de diversité règne entre les diverses espèces et les genres même entre leurs gradations, à tout point de vue, que ce soit de la forme, de la solidité et du poids, il suffit que vous jetiez un seul regard sur toutes les choses, et elles vous diront à haute voix: Tu vois, toi qui es en train de chercher quelle infinie variété règne entre nous, eh bien, l'essence de nous toutes a son fondement en une seule et même loi, et toutes nous sommes composées d'une seule et même substance; mais en dépit de cela nous sommes faites de telle sorte, que presque aucune ne ressemble parfaitement à l'autre, tant en ce qui concerne la forme, que la solidité et le poids.
Ce que nous avons à présent déclaré tout d'abord est une introduction nécessaire, sans laquelle vous réussiriez difficilement à comprendre ce qui suivra; car avant que nous arrivions à la véritable explication de ce que l'on appelle le magnétisme, il conviendra que vous preniez le temps de ronger quelques petits os, plutôt durs, tirés hors de la sphère de la sagesse, sans quoi la question ne pourrait jamais plus être éclairée à fond pour votre intelligence.
Donc, afin que de votre côté vous puissiez venir sur la bonne trace, et que Moi de Mon côté Je-puisse vous y guider, il est avant tout nécessaire que vous dirigiez votre esprit vers l'immense passé qui n'a pas de commencement.
Imaginez-vous ces périodes de temps où, à l'intérieur de l'espace infini, à l'exception de Moi il n'y avait aucun être, ni spirituel, ni encore bien moins matériel qui ait pu de quelque manière manifester sa propre existence en face d'un autre être.
En quoi consistait l'espace infini, et d'où affluait le temps en lequel cet espace infini existait depuis toujours ?
Qu'était Mon Être avant tout autre être, et comment de cet Être Unique a procédé ensuite chaque autre être ?
Qu'est donc l'espace ? Qu'est en cet espace Mon Être Primordial ? Et qu'est l'Être né dans le temps à l'intérieur de l'espace infini en Moi, hors de Moi et à côté de Moi ?
Vous voyez, pour aussi difficile que puissent sembler ces questions, puisées certes aux sources les plus profondes de Ma Sagesse, eu égard à une réponse suffisante à donner, elles sont au contraire justement tout aussi faciles en ce qui concerne la chose-même dont on se propose l'explication.
Un petit exemple tiré de votre vie même sera ce qui répondra à cette question, et qui en donnera l'explication. Admettons que quelqu'un de vous soit amené depuis longtemps à caresser une pensée quelconque, et que, compte tenu de ce que cette pensée lui plait, il associe à cette pensée fondamentale une seconde encore, à savoir: La pensée fondamentale ne peut-elle pas peut-être être réalisée ? Cette seconde pensée trouve bientôt la possibilité; mais pour la réalisation du but, est nécessaire encore une troisième pensée, laquelle est vraiment déjà comprise dans les deux premières et celle-ci est et consiste en rien autre que dans l'adverbe interrogatif: Comment ? Et voici que maintenant ces trois problèmes sont posés, et l'un répond à l'autre; cependant, avec ces réponses réciproques la chose n'est pas encore réalisée, et même absolument pas commencée. Pour ce motif ces trois pensées principales se rassemblent en conseil, et se consultent au sujet du très important: POURQUOI ?
Et après une courte discussion la première pensée fondamentale dit: Parce que c'est quelque chose qui m'est parfaitement semblable. La seconde pensée dit ensuite: Parce qu'il s'agit de quelque chose d'exécutable justement pour la raison qu'avec cela la première pensée ne vient à être en aucune contradiction avec elle-même, en voulant se manifester d'elle-même comme elle est; et la troisième pensée enfin dit: Parce que dans le principe de vouloir se manifester de soi-même se tient le moyen principal de la réalisation, et précisément pour la raison que la pensée dans son fondement ne contrefit en aucune manière, ni elle-même, ni aucune de ses deux parties.
Imaginons maintenant que votre pensée soit de construire en quelque endroit une maison; ne commencerez-vous pas avant tout à vous représenter dans votre imagination cette maison en toutes ses parties, ainsi qu'il vous plairait le mieux de la posséder ? Mais quand dans votre imagination la maison sera construite, et que vous vous complairez en votre édifice imaginaire, ne vous demanderez-vous pas si cet édifice imaginaire, il ne serait pas possible de le voir effectivement et matériellement construit ? Or, si réellement vous ne vouliez pas vous construire une maison en l'air, la seconde pensée vous affirmera immédiatement la possibilité de la réalisation de votre idée constructrice; et ainsi vous seriez d'accord sur deux points, car aucune contradiction ne se trouvent dans la première pensée celle-ci vient implicitement à être la condition de la seconde pensée.
Ce qui doit suivre ensuite est le *COMMENT*, c'est-à-dire, avec quels moyens. Le premier moyen principal est *la possibilité elle-même*; le second moyen est le but uni à la réalisation possible du tout; car personne ne peut attribuer un but à un projet à réaliser, avant qu'il ne soit parfaitement clair que le projet est exécutable de fait. Le troisième moyen est enfin le matériel nécessaire ainsi que la force suffisante pour adapter celui-ci en conformité avec le projet ! Eh bien, quand vous êtes certains de pouvoir disposer de tous ces éléments, et que vous êtes complètement maîtres du terrain nécessaire, quelle chose peut, ou bien pourrait vous être encore un empêchement à la réalisation tangible de votre pensée principale ?
Et voilà qu'en peu de temps vous pourrez contempler votre pensée traduite dans la réalité permanente, parce que vous avez pu trouver l’accomplissement de toutes les conditions nécessaires à la réalisation en disposant de matériaux, de forces de travail et d'un patrimoine suffisant.
Mais si vous tournez votre esprit vers Moi qui suis depuis l'éternité le Grand Porteur des idées fondamentales et l'imbattable immense architecte qui a rempli l'espace infini de constructions grandioses et on ne peut plus artistiques, vous ne pourrez faire à moins que de vous demander, ne serait-ce même qu'en passant: Mais où le Grand Architecte a-t-il pris les matériaux nécessaires pour toutes ces innombrables et immenses constructions ?
Si vous vous adressiez aux savants du monde qui sont vraiment très fourbes, vous verrez qu'ils auront bientôt la chose comme sur le bout des doigts, et quelques-uns diront que la matière est précisément tout aussi vieille que Moi-Même, et par conséquent éternelle. Voilà qu'en ce cas le problème est extrêmement facile, et nous pouvons construire à notre gré; mais la seule chose inexplicable serait celle de la façon dont J'ai commencé à mettre en œuvre cet énorme dépôt éternel de matière pour en faire sortir jusqu’au temps présent les innombrables choses, et de l'époque à laquelle J'ai vraiment commencé ce travail pour pouvoir en être, à l’époque actuelle à l'infini ? Les prémisses nécessaires de chaque chose n'ont-elles pas un commencement ?
Demandez-vous donc un peu à vous-même, après avoir bien considéré une chose après l'autre, si le nombre *infini* peut lui aussi avoir un commencement ? Cela ne pourrait rien signifier d'autre sinon que Je n’ai jamais commencé à créer quelque chose; mais s'il en était ainsi, alors que seraient et quelle origine auraient les soleils, les mondes et toutes les innombrables choses dont vous ne pouvez douter de l'existence ?
Vous voyez donc que nous ne pourrons suivre dans son raisonnement ce roublard, étant donné que sa première pensée fondamentale est saturée de contradictions, et par conséquent la seconde et la troisième pensée tombent d'elles-mêmes.
Mais il y en a un autre qui dit que Moi *Le Bon Dieu* d'un mot J'ai fait l'ordre dans l'éternel chaos, et tiré à partir de là toutes les choses. Il est impossible que déjà du premier abord ne vous tombe pas sous l’œil la parfaite ressemblance entre la première et la seconde assertion ; car, quoi d'autre pourrai donc avoir été le Chaos sinon une provision de matière déjà existante depuis l'éternité; de sorte que Je n'aurais pas été le Créateur, mais bien plutôt un artisan ? Et d'un autre côté comment pourraient s'accorder entre eux l'éternel Chaos et Mon Ordre éternel ? Mais il y en a peut-être un troisième à avoir quelque autre savant échappatoire !
Faites bien attention: Voici ici une autre assertion dans laquelle on soutient que Moi et la matière c'est la même chose. Cette assertion ne manquerait réellement pas d'un certain fondement, seulement il y aurait une chose dans laquelle y voir clair devrait être un peu difficile pour vous, du fait que vous reconnaissez en Moi seulement un Esprit rempli de puissance, de force et de vie, Qui se trouve absolument et même doit se trouver dans l'état de la plus grande liberté, étant donné que vous, Ses créatures, êtes déjà libres et pouvez devenir encore infiniment plus libres; comment donc : Cet Esprit suprêmement Libre rempli de force et de vie, comment peut-il se trouver, en se manifestant comme TEL, à l'intérieur d'innombrables pierres impuissantes et sans vie, et en tout autre genre de matière morte ? En vérité, celui qui pourrait démontrer de manière évidente une chose semblable devrait posséder un savoir beaucoup plus infini encore que le Mien; car il est probable que vous, de toute éternité, n'ayez absolument rien à craindre d'une semblable concurrence en savoir, et cela pour la raison que le savoir de tous les innombrables esprits angéliques les plus parfaits vis à vis du Mien, se trouve dans le rapport précis d'un atome infiniment petit vis à vis de l'espace infini qui en aucun lieu ne commence et en aucun lieu n'a de fin !
Il est inutile que Je vous cite encore les versions d'autres esprits supérieurs, car les unes ne sont en rien plus sages que les autres; mais étant donné que les choses existent toutefois comme vous le voyez, et que Moi et les choses nous ne sommes pas identiques, mais bien plutôt que Je suis Dieu depuis l'éternité, et que les choses de leur côté sont comme Je les ai créées à partir de Moi, en Moi, et donc près de Moi, cela méritera aussi, Je crois, que soit porté à la connaissance, comment toutes les choses ont été créées à partir de Moi, en Moi et auprès de Moi !
Ecoutez-Moi donc ! Ne vous est-il pas possible d'imaginer diverses choses bien ordonnées, bonnes et donc utiles ? - Vous le pouvez certainement -, seulement pour être vous-mêmes des créatures finies et non pas, comme ce serait en tout cas impossible, infinies comme Moi, il en résulte donc que vos pensées sont comme vous-mêmes sujettes à un nombre fini. Par contre MES pensées existent toutes en un même instant et dans la même clarté, c'est-à-dire, correspondant à Moi-Même, selon Mon Essence Divine. Donc, quand Je veux que Mes Pensées demeurent, alors l’œuvre en est aussi déjà accomplie; et par conséquent toutes les œuvres que vous voyez, comme vous-mêmes aussi, ne sont pas respectivement matière et vous n'êtes pas matière, ni chaos ordonné, ni Dieu dans la matière, mais bien Mes pensées retenues et fixées par Moi.
Eh bien Mes pensées retenues et fixées ne sont-elles pas peut-être hors de Moi, en Moi et près de Moi ? Elles sont certes hors de Moi, pour la raison que même vous, ne pouvez penser à partir d'aucun autre sinon qu'à partir de vous-mêmes; et d'autant moins le pourrais-Je donc Moi, étant donné qu'en dehors de Moi, il n'existe pas de second Dieu d’où pouvoir tirer des Pensées ? - Que ces pensées donc doivent être aussi en Moi, et non en quelque autre être, est chose qui n'a pas besoin d'une autre démonstration. Mais qu'ensuite ces pensées actives, bien que jaillies hors de Moi et existant en Moi, existent cependant à côté de Moi, vous pourrez le relever probablement avec une absolue clarté de ce que, considérant déjà vos propres pensées, vous devez convenir qu'il n'y a pas une parfaite identité entre vous et votre pensée ; raison pour laquelle d'autant plus Mes Pensées ne sont pas Mon Moi, mais sont simplement Mes Pensées. Mais ce qui n'est pas l'Ego, existe hors de l'Ego; et puisque ce n'est pas la même chose que l'Ego, mais bien plutôt une chose produite par l'Ego, cela existe par conséquent aussi en celui-ci et à côté de celui-ci. Mais vous ne devez pas vous imaginer les termes *à côté* et *auprès* comme vous imagineriez un arbre à côté de l'autre, ce qui est on ne peut plus inexact, car un arbre n'est pas vraiment *à partir* de l'autre. Ainsi ce n'est pas le cas du penseur et de ses pensées, étant donné que le penseur est le créateur de la pensée, et que lui à partir de ses capacités immanentes et des perfections correspondant à ces capacités crée une idée formée opportunément et avec ordre; et c'est pourquoi lui, l'actif créateur, et l'idée puisée en lui ne sont pas une seule et même chose, mais sont bien plutôt dans le même rapport que celui qui produit et ce qui est produit; ils sont donc l'un à côté de l'autre. Il sera suffisant que vous réfléchissiez seulement un peu sur ce qui précède, et il vous sera certainement facile de saisir ces miettes de sagesse au moins en ce qui est nécessaire pour le but que nous nous sommes fixé à l'avance.
Et puisque désormais nous avons déclaré au préalable tout ce qu’il fallait, nous procéderons maintenant d'un seul coup à la coupe de ce nœud gordien qu'est le magnétisme. Qu'est donc le magnétisme ? Ecoutez, et ensuite étonnez-vous un peu ! - Le magnétisme, ou plutôt le fluide magnétique n'est justement vraiment rien autre que Ma Volonté perpétuelle, conservatrice et directrice de Mes Pensées; car elle maintient et guide en premier lieu la création entière, et conserve à tout être visible pour vous, leur propre forme et une activité ordonnée. Vous-mêmes, du point de vue de l'essence formelle, vous lui êtes assujettis pour toutes les éternités des temps; et si vous ne l'étiez pas, vous n'existeriez pas non plus, comme n'existent pas les pensées qui n'ont encore jamais été pensées ; cependant, en vous il y a quelque chose de plus que Ma Volonté agissant dans l'infinité du temps et de l'espace ; et cette chose en plus consiste en ce que vous êtes mes pensées de prédilection, et c'est pourquoi aussi Mon Amour, qui constitue le fondement propre de Ma vie, passe en vous et vous modèle en créatures indépendantes comme Je le sui MOI ; créatures qui, à condition d'accueillir Mon Amour sur la base de leur libre volonté déjà auparavant accordée à elles, peuvent avec cela, justement moyennant Cet Amour, arriver à la possession absolument personnelle et très parfaite de la plus large liberté.
Vous savez qu'aux fins de ce que l'on appelle *magnétiser*, il faut une ferme volonté dans la puissance convaincante de la foi, afin de pouvoir de cette manière être utile à quelqu'un; ce procédé, voyez-vous, ne se déroule pas autrement, si ce n'est que le magnétiseur, soit consciemment, ou bien même en partie inconsciemment, unit sa force de volonté avec la mienne et moyennant les représentants actifs de sa propre volonté, la fait glisser sur celui qui souffre. Avec cela, ce dernier se fortifie, devient progressivement plus solide et par conséquent aussi plus sain, c'est-à-dire, dans sa personnalité naturelle isolée, plus lourd ; Voilà : ainsi vous avez vraiment déjà tout.
Ma Puissance de Volonté est l'immense lien qui tient unis ensemble tous les corps célestes et qui les porte tous et les guide dans la trame compliquée de leurs orbites. Elle est positive parce qu'elle agit effectivement; négative dans son propre et immuable principe de la conservation, lequel cependant, correspond au principe de l'ordre éternel même, et le tout est comme si vous disiez: Jusque là et pas plus loin ! - Le *Jusque là* est la loi de l'activité perpétuelle, éternelle, et le *Pas plus loin* est le pôle négatif, c'est-à-dire, la loi conservatrice de l'Ordre éternel.
Et ainsi Ma Volonté polarisée de cette manière constitue dans le temps l'élément premier de toutes les choses, quelles que soient leurs formes ou la substance dont elles sont composées; qu'elles soient grandes, petites, compactes, dures, molles, pesantes ou bien légères, elles ne sont toujours rien d'autre que Mes pensées très sages, et elles doivent leur existence physique visible à la polarisation de Ma Volonté éternelle que désormais vous connaissez déjà.
Et voilà qu'à présent à ce sujet vous savez tout; si vous voulez méditer là-dessus, tous les phénomènes vous paraîtront clairs comme le Soleil; mais toutes les explications que voudrait vous fournir le monde, il est nécessaire que vous les répudiez à priori, car en vérité Je vous dis: Elles sont plus éloignées de la vérité qu'un pôle de la Création à l'autre.
Cela, Je vous l'assure, MOI, qui suis l'Unique Possesseur original du magnétisme le plus puissant. Comprenez bien ce que Je vous ai dit.
AMEN!
F I N
CHAPITRE 67
(Un fait remarquable et mystérieux : les visions. Explications et règles à ce sujet. Des rêves nocturnes et des espèces principales de rêves. Le portrait de la * psyché * - La vue somnambulique. Visions de l’avenir : comment cela peut-il être à la connaissance des esprits ? La valeur des visions authentiques. Le destin et la libre volonté. La puissance des Enfants de Dieu due à l’amour du Père. L’interprétation des rêves, une multiple folie. De semblables superstition apportent du danger pour l’âme, parce qu'elles détournent de la confiance dans le Seigneur. )
- 14 avril 1847 -
Comment et à quoi pourra-t-on reconnaître ce que j’ai voulu entendre comme une chose remarquable et mystérieuse dans le préavis fait ? - Cette chose mémorable porte-t-elle quelques marques extérieures ?
En ce cas on ne peut parler de marques, et si même il y en a quelques-unes pour un subtil observateur, en général il n'y est prêté que très peu ou même absolument aucune foi.
Ce fait remarquable et mystérieux consiste généralement en certaines visions qui se manifestent en des individus bons et même en des méchants, et qui peuvent dériver du Ciel ou bien de l'Enfer ; par conséquent, il est on ne peut plus nécessaire d'avoir sur ce fait très important des explications précises et des règles justes, dans le but de savoir quel comportement avoir vis à vis de semblables phénomènes mystérieux et parfois à peine croyables.
Les visions sont de diverses espèces ; la forme la plus commune des visions est connue de tous, c'est le rêve durant le repos nocturne.
Et ici surgit spontanément la question: Qui est-ce qui rêve vraiment, et que sont les images du rêve ?
Durant le sommeil ordinaire c'est l'âme seulement qui rêve, et ce rêve n'est rien autre qu'une contemplation confuse de l'âme dans ses propres conditions, qui n'ont cependant aucun nœud ou lien entre eux et qui se succèdent au contraire en variant continuellement comme les images de ce que l'on appelle un kaléidoscope, de sorte qu'une même image ne se présente jamais une seconde fois.
Cette vision décousue d'images se référant à une condition et à un état propre, a sa raison en ce que l'âme même se trouve hors de liaison tant avec le monde extérieur, que plus particulièrement avec son propre esprit.
Cette sorte le visions n'a pour l'âme pas d'autre utilité que celle, qu’après un semblable rêve, elle peut se rappeler quel est son état vu d'un point de vu absolu.
Si l'âme se donne le peine de regrouper les rêves, ou mieux même, si possible, de les mentionner tout bonnement par écrit, elle peut avec de tels éléments composer un vrai portrait d'elle-même ; ces images lui indiquent comment elle est constituée en elle-même, quelles sont ses envies principales, quelles sont ses aspirations, et quel est en général son état d'ensemble, ainsi que quel sera celui-ci lorsque l'âme se trouvera complètement libérée de la chair.
Ces sortes de rêves ne sont provoquées dans l'âme ni par les esprits infernaux, ni moins encore par ceux célestes, mais ils sont au contraire des produits particuliers de l'âme elle-même, dont elle se souvient, parfois plus, parfois moins, ou tout bonnement absolument pas, ce qui dans un homme encore complètement naturel dépend principalement de la façon dont est constitué son esprit nerveux. S'il incline plutôt vers l'âme l'individu se souviendra exactement presque de chaque rêve ; si par contre il tend de préférence vers la chair, et généralement dort avec elle, alors il ne se souviendra que peu ou pas du tout des rêves reçus, ce qui est ordinairement le cas de ces hommes qui sont très sensuels et matériels.
Toute autre chose sont par contre certains rêves lucides, durant lesquels l'individu qui rêve semble se trouver devant une parfaite réalité, de sorte qu'en se réveillant il peut à grand-peine se rendre compte s'il s'est agi d'un rêve ou bien d'un fait réel. Ces sortes de rêves ou de visions ne sont pas des produits de l'âme mais bien plutôt des esprits qui se tiennent autour, qu'ils soient de nature bonne ou méchante. Si ce sont ceux de nature méchante qui les ont provoqués, l'âme, et avec elle son corps aussi, se réveillera d'un semblable rêve presque complètement épuisée ; mais si ces visions sont l’œuvre de bons esprits, l’âme et le corps en se réveillant, se trouveront au contraire comme fortifiés.
Ces deux sortes de visions sont permises afin qu'elles aient à être utiles à l'âme, et non pas à lui nuire ; dans les mauvaises elle doit apercevoir un avertissement, dans les bonnes, trouver un réconfort.
Ces visions se manifestent aussi vives, pour le motif que les esprits qui les provoquent, détournent avant tout l'esprit nerveux de se fonction matérielle et l'unissent à l’âme ; c'est pourquoi dans ces conditions l’âme a la sensation du naturel en se trouvent au contact avec son propre esprit nerveux, et il en résulte ensuite que, fortifiée, elle peut accueillir et conserver en elle des images beaucoup plus marquées et significatives.
A cette sorte de visions intérieures appartiennent aussi les visions des somnambules, et ainsi aussi, comme déjà indiqué une autre fois, celles provoquées par ce que l'on appelle la narcose par l'éther sulfurique. Ces visions constituent donc en soi déjà un certain complexe harmonique qui va se dérouler avec un certain ordre, étant donné qu'en ces cas l'âme est placée par les esprits qui l'entourent en face de vérités déjà plus pures.
Durant de semblables visions, de la part des esprits, sont exposés à l’âme les événements futurs, ce qui pour eux n'est pas réellement très difficile, parce qu'en premier lieu ils connaissent l'ordre des choses, la façon dont elles doivent invariablement se succéder, et en second lieu parce qu'ils sont eux-mêmes représentant de cet ordre.
Il arrive précisément comme lorsque quelqu'un est introduit dans une maison étrangère, où il ne peut savoir ce que le maître de maison a dans l'esprit de faire aujourd'hui, demain et après-demain, alors que le maître de maison le sait très bien, devant nécessairement être au courant de ses propres affaires. Mais s'il vous dit ce qu'il fera alors vous le saurez vous-aussi. Pareillement vous ne pouvez savoir tout ce que les esprits accompliront encore en cette année, pour la raison que vous êtes encore des étrangers en leur maison ; mais si les esprits le révèlent à une âme, celle-ci aussi aura connaissance de ce qui arrivera. Mais pour que les esprits puissent révéler quelque chose de semblable à l'âme, il faut qu'ils la mettent avant tout en conditions d'accueillir la révélation, et cette préparation est justement ce dont il est parlé à l'instant.
A ce genre de visions on peut donc prêter déjà beaucoup plus de foi, mais nul ne doit, comme autrefois les païens, les considérer comme une soi-disant annonce irrévocable du Destin, parce que malgré tout personne ne doit être gêné dans l'exercice de se propre libre volonté. Si quelqu'un veut sérieusement que les choses se déroulent autrement que ce que les esprits lui ont montré dans la vision, il suffit qu'il s'adresse à Moi pour que les choses aillent d'une autre façon, et celles-ci aboutiront effectivement autrement afin qu'il croit et ait confiance qu'en s'adressant à Moi il peut obtenir ce qu'il demande ; car, Moi Seul, Je peux à tout instant changer le cours de tous les évènements.
Et si Moi en Personne Je décidai : Voilà, demain Je ferai ceci ou cela, mais que tu te concentres dans ton amour et dans ta foi en Moi, et que tu Me pries de ne pas faire selon Mon Intention, alors Moi aussi Je ferais selon ta prière, et ce n'est pas pour cela qu'il en résulterait un désavantage pour quelqu'un, parce que Je peux disposer tous les rapports, les états et les choses d'une manière ou de l'autre à volonté, et toujours, tous sont à Mon Service, mille comme un seul, et un jour doit être pour Moi comme une année, et mille ans comme un jour.
Par conséquent il ne convient pas que quelqu'un s'épouvante trop à cause de telles visions qui ne sont réellement pas si rares ; car si elles sont de nature bonne, déjà pour cela il n'y a aucune raison de s’épouvanter, et si elles sont mauvaises, le cours des évènements peut toujours être changé. Mais certes, si quelqu'un y croit vraiment fermement, au point d'admettre que la vision est plus forte que Moi, alors c'est comme s'il avait prononcé le *FIAT*.
Il est à observer ensuite que l'âme humaine est tellement faible qu'elle tire des rêves les plus simples, très volontiers et souvent en pleine foi, toutes sortes d'étranges conséquences pour l’avenir, et les hommes ont déjà établi une règle déterminée, selon laquelle certains rêves doivent être suivis de certains évènements ; cette classification des rêves et leurs conséquences précises sont naturellement, il n'est pas besoin de le dire, tout aussi extraordinairement idiotes que celui qui a établi le classement. Par exemple quelqu'un rêve d'eau ; cela signifie la Mort de quelque parent ou d'une connaissance. Le feu veut dire mensonges ou bien quelques joies ; si l'on rêve de pain, de fumier ou de noces, on estime qu'il devra s'ensuivre un cas de mort dans la famille. Les abeilles vues en rêve ont comme conséquence un incendie ; les fourmis apportent l'inondation ou bien de graves soucis aux hommes. Si le rêve a quelque rapport avec des sauterelles, des grillons et des oiseaux qui volent alors il y aura guerre ; et l'on pourrait ainsi continuer avec une très grande quantité de sottises, et pour ne pas parler ensuite des rêves à l'usage du jeu de loterie.
Ces images qui se présentent à l'âme durant le rêve sont bien sûr des images correspondant à l'état de l'âme elle-même, mais ne sont à aucun égard des prophéties d'évènements futurs.
Il peut arriver assez facilement que quelqu'un ait autant de parents, d'amis et de connaissances qu'il y à de jours dans une année, et parfois même dix fois plus, et alors il n'en faut pas beaucoup pour que parmi les centaines ou même les milliers d'individus connus quelqu'un vienne à mourir à l'intérieur de ce temps d'une année. Eh bien, si un tel rêve d'eau, de pain, de fumier ou bien de noces, voilà que la prophétie peut s'appliquer à un quelconque mort. Qu'il soit mort d'ailleurs quatorze jours avant le rêve ou bien quatorze jours après est indifférent ; Et ainsi en est-il de tous les autres rêves. Il y a quelqu'un qui a vu en rêve une quantité de sauterelles ; il y a donc une guerre en vue, et le quidam l'attend un peu avec peur et un autre un peu presque avec désir ; mais comme dans son propre pays, comme un fait exprès, on ne parle pas de guerre, et pas non plus dans les pays voisins, il se met à consulter les journaux avec beaucoup d’empressement et voilà qu'il y trouve la nouvelle de combats entre marins et colonisateurs anglais d'un côté et indigènes de la Nouvelle Zélande d'un autre côté ; alors, lui, d'un geste pathétique se frappe le front et dit tout à fait sérieusement : " Or il y a peu j'ai rêvé (N. B. en Styrie) de sauterelles ; cela veut dire guerre, et en effet il y a la guerre en Nouvelle Zélande. Si notre lecteur s'était donné un peu plus de peine, il serait tombé dans les journaux, encore sur diverses autres guerres en même temps.
Vous voyez, une semblable croyance est un mal qui peut apporter beaucoup de dommages à l'âme, car l'âme acquiert avec cela l'habitude de perdre en ces occasions toute confiance en Moi ; et d'autant plus en grand nombre de tels scrupules de la vision Prophétique mettent racines dans l'âme, d'autant plus ils affaiblissent la foi, la confiance, et même l'amour en Moi. Bien qu'une semblable espèce de rêves simples soit un fait exclusivement de l'âme, les sottes interprétations qui se font des rêves sont à attribuer au contraire à l'action d'une mauvaise race d'esprits qui en de telles occasions rampent sur la chair de l'homme, comme les grosses mouches courent sur le fumier, et de la chair ils absorbent ces visions animiques de rêve en salissant ensuite l'âme à nouveau avec de semblables stupides lubies prophétiques. Celles-ci ne sont donc rien l'autre que les immondices de ces méchantes grosses mouches spirituelles, immondices dont souvent l'âme est si recouverte, comme une fenêtre l'est par l'action des mouches, qu'elle finit par ne plus du tout laisser passer - ou seulement avec difficulté - les rayons du soleil ; de la même façon le rayon de grâce de Mon Soleil Spirituel ne peut avoir d'effet sur l'âme, parce qu'elle est en ces cas trop barbouillée et rendue opaque par des bêtises de ce genre.
Mais c'est pourquoi justement Je vous communique tout cela, afin que vous sachiez pour l'avenir que penser des rêves, du point de vue de la vérité, et à côté de ceux-ci, aussi des visions d'une autre sorte dont nous traiterons ensuite avec beaucoup plus de détails. Chaque phénomène a bien certainement sa cause correspondante, de même qu'un but correspondant ; mais les lubies stupides du genre à l'instant décrit sont absolument déplacées.
Prochainement donc, nous ferons d'autres considérations en ce très remarquable domaine !
Chapitre 185
Un exemple de réunion d'âmes animales
1: (Le Seigneur :) « Tu as toi-même vu l'aigle géant s'emparer du chacal qui s'était auparavant repu de la gazelle, puis s'envoler avec lui dans les airs et le laisser tomber sur un sol rocheux,
ce qui a causé la mort de cette bête de proie, après quoi l'aigle s'en est de nouveau saisi et l'a emporté loin vers le sud, où il a son nid dans les falaises. Arrivé là-bas avec sa proie, il l'a
à nouveau laissée tomber d'une certaine hauteur, parce qu'elle commençait à lui peser.
2: Or, cette proie, heurtant une paroi rocheuse, est tombée dans une gorge assez profonde, où des bergers arabes faisaient paître leurs maigres troupeaux. Ces bergers se sont bientôt aperçus que l'aigle, ennemi bien connu de leurs troupeaux, descendait touj ours plus bas dans la vallée afin d'y aller chercher sa proie tombée dans les profondeurs.
3: Voyant cela, les bergers ont aussitôt tendu leurs arcs, visant l'aigle qui continuait de descendre, et, lorsqu'ils ont estimé qu'il était assez bas, ils lui ont décoché leurs flèches aiguës - et voici que ces trois bergers ont touché l'aigle, qui est tombé mort dans la vallée et a été emporté par les bergers comme un véritable trophée. Quant au pauvre chacal avec sa gazelle, il gît encore entre les rochers où il est tombé au fond de la vallée, et ne sera dévoré que dans quelque temps par d'autres rapaces.
4: Mais à présent, regarde : là-bas, devant la porte, se tient déjà une forme humaine pareille à celle d'un enfant, et elle attend d'être reçue dans le sein d'une mère lors d'une prochaine conception ! Derrière cette apparition d'une âme, tu peux voir un être de lumière : c'est déjà l'esprit de l'au-delà de cette âme, et il devra veiller à ce que cette âme, pour l'heure encore naturelle, trouve refuge à la prochaine occasion dans le sein d'une mère.
5: Tu viens donc de voir comment, à partir de ces trois dernières âmes animales déjà fort accomplies - et qui ont eu, bien sûr, des milliers de précurseurs -, une âme humaine vient de se former.
6: Un enfant mâle viendra au monde avec cette âme, et, s'il est bien élevé, il deviendra un grand homme. La douceur de la gazelle gouvernera son cœur, la ruse du chacal son intelligence, et la force de l'aigle géant sa raison, son courage et sa volonté. Son caractère sera principalement guerrier, mais il sera tempéré par son cœur et son intelligence, et ce sera donc un homme fort utile en toute circonstance. S'il devient un guerrier, il aura certes de la chance grâce à son courage, mais il pourra aussi être victime d'autres armes guerrières.
7. Afin que tu puisses observer cet enfant dès sa naissance, ton voisin terrestre pourra devenir son père dès l'an prochain.
8. À présent, tu sais tout, et Je t'ai dit et montré là ce que Je n'avais encore jamais dit ni montré à aucun homme de cette manière. - Mais reprenons un peu de pain et de vin, afin de nous sustenter après cette longue explication ! >>
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